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mercredi 27 novembre 2013

[Prix] - Le Trophée 813 du meilleur album 2012 à Larcenet pour BLAST 3

L'assocation 813, composée d'adhérent(e)s "amis des littératures policières", et dont fait partie le rédacteur de Bédépolar, qui soudain se rend compte qu'il parle de lui à la troisième personne, houlala va falloir se calmer, mon garçon, 813, donc,  a décerné ses Trophées au cours de la 10ème édition du festival Paris Polar dans la somptueuse salle des fêtes de la mairie du XIIIème, parée de ses plus beaux atours. Avec Corinne Naidet, une autre intrépide adhérente, activiste elle de la Noir'Rôde, nous avons donc proclamé les résultats des votes des adhérent(e)s de 813, parce que oui, ce sont les ziens et ziennes (on se surnomme parfois comme cela) qui votent, et si vous ne comprenez pas grand chose à cette introduction pourtant limpide, allez donc faire un tour sur le blog de l'association, ou même sur sa page Facebook, vous serez édifié.

Donc, avec Corinne, nous avons proclamé.

Il y a quatre catégories, Trophée du meilleur roman francophone, Trophée du meilleur roman étranger, et Prix Maurice Renault (vous ne comprenez pas ? Ah ben, voyez plus haut) et évidemment, Trophée de la meilleure bande dessinée.
Il y avait 5 albums en lice :
 Blast 3 (Larcenet) , Castilla Drive (Pastor),  La Peau de l'Ours (Oriol et Zidrou) Pizza Road Trip (Cha et El Diablo) et  Zone Blanche (JC Denis)
Et c'est Manu Larcenet qui a décroché la timbale avec "La tête la première", troisième tome de sa magnifique série "BLAST". Il n'a pu se déplacer pour recevoir son prix, mais Philippe Ostermann
directeur général délégué Dargaud avait envoyé un mot fort chaleureux que je vous livre ici.

"Nous avons appris que le prix 813 du meilleur polar était remis au tome 3 de Blast de Manu Larcenet et nous en sommes immensément fiers.

Manu Larcenet est bloqué chez lui par les toutes dernières modifications à faire sur le 4éme et dernier tome de Blast. Je suis, quant à moi, au Mans pour une rencontre avec Bertrand Tavernier, grand amateur de polar également, autour de Quai d'Orsay.

C'est donc avec grand regret que nous ne pouvons assister à cette remise de prix. Et pourtant, depuis, plus de 20 ans, le prix 813 récompense les plus grands polars, et c'est un grand honneur pour nous d'être associés à un prix qui a eu pour lauréats Tardi, Tonino Benacquista, Lehanne, Ellroy ou Dominique Manotti.

Je ne sais pas si Polza Mancini, cet obèse fuyant le monde et les hommes, a lu les aventures du célébrissime gentleman cambrioleur, et j'ignore si Arséne Lupin vivait le Blast lors de ses méfaits les plus audacieux, mais j'aimerai assister à la rencontre des deux, à l'ombre d'un Moais sur les falaises d'Etretat.

En tout cas, merci au jury et merci à tous les lecteurs de cette œuvre fascinante qu'est Blast et rendez vous le 21 février pour la parution du 4eme et dernier tome de ce chef d'œuvre."



Et voilà. Vous savez tout. Vous n'avez pas encore lu Blast ? Foncez. C'est un chef d'oeuvre. L'éditeur le dit... et je confirme ! Et je ne suis pas le seul... Et tenez : une chouette bande-annonce pour vous donner envie.

dimanche 20 juin 2010

Bill Baroud et Bob Marone : la rencontre !

Amis et amies de la Grande Bande Dessinée, vous allez dans quelques instants, grâce à « Bédépolar », vivre un moment de haute félicité : la rencontre - exclusive ! - entre deux de nos plus grandes gloires nationales, deux aventuriers dans l'âme, Bob Marone et Bill Baroud. Au prix de mille ruses et deux consommations originales, j'ai pu réunir à la terrasse d'un café breton nos deux stars du neuvième art, pour une – hélas trop brève - conversation sur leur carrière. Avec en ligne de mire la réponse à la question finale : mais alors, c'est qui le vrai héros de tous les temps ?

Bédépolar – Messieurs, j'imagine qu'il n'est pas besoin de faire les présentations...

Bob Marone (haussant les sourcils) – Eh bien, j'imagine que monsieur est le représentant de la ligue des Alcooliques Repentis, avec un nez pareil... Rouge, qui plus est...

Bill Baroud (plissant les paupières) – T'es qui, toi, là, le nabot ? Sache que je suis connu sous le sobriquet de « sauveur du monde libre », et que sans moi, tu serais en train siroter une vodka russe et non cette excellente Budweiser.

Bob Marone (sourire en coin) – Ce breuvage est du pipi de chat, et si votre vue n'était pas si basse, vous constateriez que je bois un thé aux herbes antédiluviennes. Ramenées de l'ère jurassique. Mais j'imagine que ce mot vous est étranger...

Bill Baroud (énervé) – Ouah, l'autre, là ! Moi aussi j'ai voyagé dans le temps ! J'ai même testé un prototype de machine révolutionnaire. Avec ça j'ai presque sauvé Elvis, alors pas la peine de faire le malin avec ta boisson de bonne femme.

Bédépolar – Justement, messieurs, vous avez vécu tous les deux les aventures plus fantastiques les unes que les autres. Qu'est-ce qui vous a permis de vous en sortir ?

Bill Baroud – Une bonne dose de testostérone, un bon flingue et surtout un sixème sens à tout épreuve. Grâce à lui, j'ai débusqué plus d'une fois le communiste qui se terrait derrière le trader, croyez-moi. Au FBI, on est sur-entraîné.

Bob Marone : Je pratique la gymnastique,alliée à une stricte hygiène de vie. J'évite les boissons fortes qui empêchent d'analyser clairement les situations critiques et mange du poisson tous les vendredis. Mais j'ajouterai que tout cela ne serait rien sans ce sixième sens qui nous caractérise, nous autres héros, et qui nous permet de faire face au danger en toutes circonstances.

Bill Baroud – Affirmatif ! Je suis d'accord avec le nabot. Moi j'appelle cela le flair, et c'est ce qui nous démarque, nous autres aventuriers des temps modernes, de l'homme de la rue, qui entre nous, si on le cuisine un peu, ne tardera pas à avouer qu'il est communiste.

Bob Marone – Ah ça, vous m'énervez à la fin ! Qu'est ce que cette manie de voir des communistes partout ? Vous ne saviez pas que l'espèce est en voie de disparition, et qu'elle est protégée ?

Bill Baroud (outré) – Protéger les rouges ? Mais qu'est-ce-que c'est que ce Jean-foutre ? Je crois que tu n'as pas tout à fait compris les missions qui sont les tiennes, old boy. Je sens que je vais bientôt être récompensé pour ta rééducation.

Bob Marone (sur ses gardes) – Attention, gredin, bas les pattes ! Tu ne sais pas à qui tu as affaire...

Bédépolar – Messieurs, messieurs, calmons-nous. Monsieur Baroud, vous parliez à l'instant de récompense. J'imagine que vos aventures vous apportent toutes sortes de satisfactions ?

Bill Baroud – C'est vrai. J'ai oublié de vous le dire, mais un autre de mes petits noms, c'est le « gravement couillu ». C'est aussi parce que j'ai un certain succès auprès des femmes. C'est la rançon du guerrier. J'imagine que vous voyez ce que je veux dire, Bob.

Bob Marone – Un peu, oui. Mais chacun ses goûts . Figurez-vous, c'est d'ailleurs amusant, que j'ai un très bon ami qui s'appelle Bill. Nous partageons beaucoup de moments ensemble, y compris les plus... intimes. Nous avons une vision assez personnelle du repos du guerrier.


Bill Baroud (choqué) – Mais alors... mais alors... Dois-je bien comprendre ? Vous êtes la honte de notre caste ! Je crois que je vais être obligé de vous ramener dans le droit chemin.

Bob Marone (ricanant) – Je crois que tu vas comprendre ta douleur, stupid boy ! Avec Bill, nous partageons tout... y compris les raclées que nous donnons aux malpolis.
(appelant vers une voiture garée non loin) – A moi, mon vieux Bill ! Je crois que tu vas devoir corriger un malotru...

Un grand type roux en kilt s'est alors pointé, et à partir de ce moment, l'entretien a un peu dégénéré, et c'est le moment que j'ai choisi pour m'éclipser, bien content d'avoir réussi à récolter la parole de nos deux gaillards. Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de savoir qui était le vrai héros de tous les temps. Je vous laisse libre de vous faire votre propre opinion, en lisant ces deux formidables albums racontant les exploits de Bob et Bill. Deux sommets, assurément.




Bob Marone - Le Dinosaure blanc
Texte Yann et Lucie, dessin Conrad
Dargaud, 2010 - 98 p. coul., 25 €



Bill Baroud - L'intégrale
Texte et dessin Manu Larcenet
Fluide Glacial, 2010 - 216 p. noir et blanc.
- Collection Or - 14 €